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The killer inside me

The killer inside me

Littérature noire

Quand Joe n'est pas content, il prend son marteau... Gaffe à Jonathan Ames !

Quand Joe n'est pas content, il prend son marteau... Gaffe à Jonathan Ames !

Joe ne veut faire souffrir personne. Joe souhaite devenir le plus transparent possible dans la société. Cela doit être faisable quand on habite une mégapole comme New-York. Mais, bon, faut tout de même être sacrément organisé quand on travaille comme détective ou homme de main, couteau suisse de l'action musclée et inavouable. Avec Tu n'as jamais été vraiment là (traduit par Jean-Paul Gratias), Jonathan Ames livre 98 pages d'adrénaline, de testostérone. Un roman court qui pulse, qui fracasse... et qui se lit aussi comme une leçon de style.

Ancien marine et ancien agent du FBI, Joe, quadragénaire affûté tel un Mike Tyson de la grande époque, a choisi de travailler dans l'ombre, à la protection de témoins, pour des " coups " pas forcément très visibles. Cette fois, il doit aller récupérer la fille mineure d'un prétendant au Sénat, gamine kidnappée et qui est désormais prostituée dans un appartement chic... Evidemment, ça dérape. Et avec un marine pareil, face à de vilains mafieux, il y a quelques bonnes pognes qui partent, des gros calibres qui sont sortis, sans oublier le marteau qui " occupait dans l'esprit humain une case que l'on pourrait appeler terreur universelle. " Ce Joe là, mutique, précautionneux s'épanche tout de même, sur son père (qui ne le fait pas ?) mais aussi sur son traumatisme, lorsque, agent du FBI, il est arrivé trop tard pour sauver une trentaine de Chinois sacrifiés dans un camion...

Roman de la jouissance, Tu n'as jamais été vraiment là n'est pas un SAS de bas étage : c'est solide, stylé, efficace. Une sorte de délicieux bonbon au piment.

Tu n'as jamais été vraiment là, Jonathan Ames, édition Joelle Losfeld, 98 pages, 12, 90 euros.

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