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The killer inside me

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Littérature noire

Une terrible adaptation BD pour Le Dahlia Noir

Une terrible adaptation BD pour Le Dahlia Noir

Allez, on y va direct : l'adaptation du Dahlia Noir en bande dessinée est clairement réussie. Pourquoi ? Parce que Matz, préposé au scénario, c'est-à-dire celui qui a dû se coller la prose d'Ellroy a bossé comme un dingue. Et merveilleusement. La relation entre Bucky et Lee, duo pilier de ce roman, élément fondamental, ressort exactement comme il le fallait. Tous les ressorts du livre, le match de boxe, la découverte du corps d'Elizabeth Short, la famille Sprague, la fuite de Bucky au Mexique... tout cela est bien pesé, gardant la folie du Dog puisque ses mots-mêmes sont conservés, ses dialogues. C'était l'écueil que tout fan pouvait craindre.

Mais il est vrai que la BD affiche un peu plus de 160 pages, chose exceptionnelle dans ce domaine, y compris dans cette excellente collection Casterman/Rivages. 160 pages, c'est ce qu'il fallait pour développer l'intrigue tout autant que les personnages, sans oublier ce rythme qui a rendu plus d'un lecteur insomniaque. Après, il y a aussi le talent de Miles Hyman, un monstre, du dessin, de la couleur, du travail de l'ombre. Ces coups de crayon, bien visibles, donnent un brin de violence qui correspond idéalement au récit. Enfin, coup de chapeau à David Fincher, le réalisateur (qui espérait adapté le roman au grand écran, avant De Palma), qui a notamment proposé ce découpage de trois ou quatre cases par planches. Et puis n'oublions pas François Guérif qui, dans l'ombre, a su convaincre James Ellroy... Bref, quatre ans de boulot qui se voient et qui se dégustent. Une BD d'exception pour un roman d'exception.

Très bon papier de Libé.

Le Dahlia Noir, édition Rivages/Casterman/Noir, 162 pages, 20 euros (édition de luxe, 10 pages de croquis en plus, 30 euros).

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