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The killer inside me

The killer inside me

Littérature noire

Stephen King et son fils rendent hommage à Richard Matheson avec Plein Gaz

Stephen King et son fils rendent hommage à Richard Matheson avec Plein Gaz

Honnêtement ? Je n'avais pas envie de me fader les 600 ou 700 pages des derniers romans de Stephen King. Ce n'est pas que je sois fainéant mais trop peur d'être déçu. Il y a une sorte de revival un peu bizarre autour du King. Cela sent un peu l'embrouille. Quand il sortait Shining, Simetierre, ça, Différentes saisons, c'est à peine si la presse littéraire le regardait. Et en 2013, il est devenu une icône. Bref, tout ça pour dire que lorsqu'arrive Plein Gaz avec ses 80 pages, je dis chouette. L'homme du Maine revient à la nouvelle, avec son fiston, qui a eu le bon goût de changer de patronyme et se présente comme Joe Hill. Une nouvelle écrite dans un recueil américain en hommage à Richard Matheson, l'auteur de Je suis une légende et Duel, entre autres merveilles, disparu en juin dernier.

Soit une bande de bikers (milieu que connaît un peu le King), anciens du Vietnam, ou d'Afghanistan pour les plus jeunes, qui trace la route aux Etats-Unis. Parmi eux, le chef Vince et son fils, Race, qui vivent une relation nourrie d'antagonismes, d'affrontements, d'erreurs. La dernière en date : lors d'une visite à un docteur qui a foiré dans les grandes largeurs la fabrication d'un labo de meth, Race assène un méchant coup de pelle au type en question. Il est laissé raide mort et la petite copine a, elle, reçu quelques coups de machette rectificateurs pour faire bonne mesure... bref, un petit carnage. Ils ont perdu 60 000 dollars dans l'affaire. Mais pourraient perdre beaucoup plus avec ce camion qui les chasse maintenant sur d'étroites routes désertiques.

Parfait techniquement, Plein Gaz ne prétend rien révolutionner et, en quelques pages, dresse comme il se doit les ressorts d'un bons suspense. Les personnages manquent un peu de volume mais le duo d'auteurs a choisi aussi d'évoquer une bande de motards, alors il faut bien passer un peu de temps à expliquer qui sont les lieutenants. Pas de quoi gâcher la lecture avec notamment, une scène finale bien roulée, tendue comme il se doit à 90 km/h, entre un ravin et plusieurs centaines de tonnes de métal. Un beau clin d'oeil à Duel, vous l'aurez deviné.

Plein Gaz, Joe Hill/Stephen King,  édition JC Lattès, 111 pages (avec le début du prochain roman de Joe Hill), 6 euros

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