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The killer inside me

The killer inside me

Littérature noire

Mort à tous les étages : géniale explosion d'hormones

Mort à tous les étages : géniale explosion d'hormones

David Murphy est le patron charismatique, à Philadelphie, d'une agence ultra-secrète, sorte de cabinet noir aux financements encore plus sombres, qui traque et détruit les ressources financières des organisations terroristes. Pour le public, c'est simplement une agence financière de plus, cotée en bourse. Le public tel Jamie Debroux, ancien journaliste, devenu attaché de presse pour l'agence financière en question, ignorant tout des activités secrètes qui se déroulent dans ce grand immeuble. Où il doit d'ailleurs se rendre ce samedi matin, après un congés de paternité. Une réunion matinale, en week-end, plutôt très inattendue. Et pour cause, David Murphy a reçu l'ordre, après quelques malversations, de faire disparaître et l'agence, et le personnel...

Duane Swierczynski, grand fan de série Z, carbure depuis toujours à l'adrénaline. Après les excellents The Blonde ou A toute allure et encore Date limite, il explore un autre genre de situation avec Mort à tous les étages : le piège mortel dans un immeuble bourré de pièges. Comment son héros, Jamie Debroux, gentil gars, vrai anti-héros, va-t-il se sortir de cette panade ? Surtout qu'après avoir bien présenté tout un chacun aux spectateurs, c'est-à-dire les huit membres de l'agence, Swierczynski redistribue les cartes d'un coup de calibre en pleine face. Femmes combattantes en slip et soutien gorge, coup de massicot sur les poignets, pouce découpé façon sushi... Mort à tous les étages est sexy et hormonal.

Hyper vitaminé, avec une grande dose d'humour libidineux, ce nouvel opus (sorti en 2008 aux USA), comme les autres romans de ce pur habitant de Philadephie, se déroule avec un oeil sur le chronomètre. Là, il ne s'agit pas de trouver une antidote à un poison, il n'y a pas un meurtre à éviter dans le passé, non il faut sortir de l'immeuble avant que tout ne pète !

Le New-York Times parle avec justesse " d'entertainment version turbo ", c'est tout à fait ça : de l'action, bien écrite, bien tournée et beaucoup de plaisir. A signaler : les belles illustrations über vintage en noir et blanc.

Mort à tous les étages, ed. Rivages, 314 pages, 9 euros.

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