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The killer inside me

The killer inside me

Littérature noire

Le bon fils : la galère chez les cul-terreux... suite et pas fin

Roy, déjà, il a fait une grosse bêtise. A 16 ans, il écoutait du Blue Oyster Cult en se mastiquant deux buvards de came et puis sa mère l'a pressé d'amener son père, malade, à l'hôpital. Résultat : orphelin. Et sur le mauvais chemin. Définitivement ? C'est tout la question du Bon fils de Steve Weddle. Dans ce trou, du côté de l'Arkansas et de la Louisiane, il ne se passe évidemment jamais rien, le boulot, il est parti, les habitants, idem, il ne reste que les grands-parents, ceux qui ne peuvent plus faire leurs valises. Ici, tout le monde se croise, se côtoie, se connait. Et sait que les Pribble, les Sawyer sont des crapules qui trafiquent dans tous les registres. Mais la petite communauté est en émoi maintenant depuis que la jeune Staci est portée disparue. L'adjoint du shériff, Skinny McWilliams, se rapproche de Roy, le fil de son ancien entraîneur de base ball pour savoir ce qui se trame dans le coin. Enfin, il y a Cassie, belle jeune fille, qui revient voir les terres de son enfance.

Le bon fils est le cri d'un jeune homme qui veut se sortir de sa mouise, qui veut arrêter de faire n'impore quoi mais ne sait pas comment faire. On a l'impression aussi que Steve Weddle aussi. Une galerie de personnages à rallonge, une narration que l'on pense s'attacher à la disparition de Staci et puis non, une scène de carnage rural qui ne s'explique jamais, le roman part dans tous les sens, Roy recherchant comment son grand-père est mort, refusant une quelconque linéarité, prenant bribe par bribe des moments de vie de cette communauté. Le lien semble d'abord cet argent, que personne n'a, mais aussi le base ball. Encore une fois, pour le lecteur français, voire européen, les lignes sur ce jeu, ses règles, ses lancers forts ou faibles, sont d'une obscurité abyssale.

On ne s'ennuie pas avec Le bon fils parce que c'est joliment écrit et la fin est, il est vrai, un peu plus lumineuse. Mais globalement, côté narration, c'est un peu foutraque. Alors que la 4e de couv' annonçait une construction parfaitement maîtrisée ! Un truc nous a échappé ?

Le bon fils (trad.Josette Chicheportiche), ed. Gallmeister, 213 pages, 20 euros.

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The Cannibal Lecteur 09/12/2016 10:39

Je confirme que j'ai trouvé la narration foutraque aussi, ce qui m'a empêché de terminer le roman ! :((

Christophe 09/12/2016 13:58

Salut Cannibal, j'ai forcé la chose. Il y a des points obscurs dans ce roman : qui a délivré Staci ? Roy tue-t-il un flic au début ? Le base ball est-il compréhensible par tout le monde ?