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The killer inside me

Littérature noire

Go home stranger : un Charles Williams pas renversant

Vicky Shane McHugh est derrière les barreaux d'une prison de Floride, fortement soupçonnée d'avoir abattu son tendre époux, avocat réputé, qu'elle venait de surprendre dans le hall de l'hôtel du coin au bras d'une demoiselle. Reno, le frère ingénieur, ne croit pas un instant à cette histoire : sa soeur et son mari se sont toujours disputés et rabibochés. Au parloir, elle lui confirme qu'elle était dans la salle de bain de la chambre d'hôtel lorsque son mari s'est disputé avec un homme dans le salon avant d'entendre le coup de feu...
Contre les évidences, Reno va devoir reprendre l'enquête que menait son beau-frère. Une femme l'avait chargé de retrouver son mari, un certain Conway. Dans une Floride rurale, cerclée de canaux, de bayous, il va découvrir que le mari recherché était un ex riche héritier, revenu dans la région sous un faux nom. Reno va aussi tomber nez à nez avec une jeune professeure de peinture à la recherche de son frère.

Charles Williams a beaucoup écrit. Et pas que des chefs d'oeuvre. Ce Go home stranger (paru en 1954 aux Etats-Unis, en 1989 en France) est une production assez moyenne. D'abord parce que le personnage principal est ennuyeux. On ne s'attache pas à cette forme d'héroïsme sans humour, ce côté aventurier belle gueule. Il y a aussi une question d'ambiance que Williams n'arrive pas à installer, jonglant entre la tension d'un dénouement et une amourette d'une rare niaiserie (" - Et te laisser t'exposer seul ? Je vais très bien Pete. Je n'ai pas si peur que ça quand tu es avec moi.") Si on ajoute un méchant homme des marais dont on ne comprend pas très bien le rôle dans tout ça, c'est un moment de lecture sans grand frisson. Disons que les 30 premières pages laissent augurer d'une bonne histoire mais cela part assez vite en intrigue tarabiscotée, sur fond de love story marécageuse... ou l'inverse.

Go home stranger (trad. Jan Dusay), ed. Rivages, 204 pages, 7 euros
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