Littérature noire
20 Août 2025
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Groupe Wagner en Afrique, agent français sous couverture humanitaire, DGSE en action "homo", CIA dans un double jeu... Envahir la Pologne choisit la carte de l'espionnage tortueux et de l'opération éclair. Pour les Français, il s'agit donc d'exfiltrer un espion, aux mains d'une rébellion obscure manipulée par les Russes, sans s'embarrasser du malheureux qui l'accompagne. Sauf que ce malheureux...
Jean-Hugues Oppel déplie toute sa culture et ses connaissances des coulisses du monde du renseignement. Mais, justement, cela tombe davantage dans le reportage style Courrier International que dans la littérature. L'abondance des parenthèses, pour un bon mot, une précision ou juste s'assurer de la connivence du lecteur, casse le rythme et rappelle sans besoin que l'auteur est là et bien là. Cela se veut souvent drôle mais devient répétitif. Tout comme les précisions techniques sur chaque arme, un peu à la manière d'un DOA. Reste une excellente scène d'intrusion illégale, tout en sable, sueur et sang.
Le format de cette collection est hyper alléchant mais il a les défauts de son ADN : cela manque parfois de cette profondeur que l'on pourrait obtenir en quelques lignes bien senties, bien troussées. En 130 pages, on peut en dire des choses mais il ne faut pas perdre de temps...
Envahir la Pologne, La Manuf, 129 pages, 12, 70 €