Littérature noire
20 Mai 2026
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Comment un prisonnier peut-il disparaître d'une cellule ? Et, alors que l'établissement est cerné par un marais, comment peut-il échapper aux recherches ? Pour l'administration pénitentiaire, il y a soit une faille, soit une complicité. Et c'est Max qui va payer les pots-cassés avec une mise à pied, en tant que dernier gardien à avoir vu l'évadé. Heureusement pour lui, il a su se créer des solides amitiés au sein de l'institution et avec trois autres gardiens, le voilà qui fouille les alentours, enquête et apprend que cette cellule, la 285, a déjà connu une évasion du même genre il y a 40 ans. Toujours hanté par la mort récente de son jeune frère, tué par un chauffard, Max doit résoudre ce mystère pour retrouver sa place dans la société.
La cellule est le premier roman, réussi, d'Arthur Frayer-Laleix, dans un domaine, le monde carcéral, qu'il connaît bien. L'auteur décrit avec minutie mais sans s'appesantir les rouages d'un monde à part, avec ses rondes, ses équipes, ses solidarités et ses dangers. L'humanité qu'il arrive à donner à ses personnages est appuyée par ce côté Mystère de la chambre jaune, autour de l'évasion. Pour le lecteur, il y a là une intrigue assez intense, doublée par un rebondissement au coeur du roman, qui ne fait que troubler, avec délice, cette recherche de la solution.
Sans se jeter dans la punchline obligatoire, Arthur Frayer-Laleix parvient à faire frémir un vrai style autour de descriptions de personnages, solidement croqués en deux lignes. A suivre.
La cellule, ed. Rivages, 222 pages, 20 €